Je vais partir, vous resterez. C'est dans l'ordre des choses, peu à peu je m'effacerai.

Je vais partir, vous resterez. C'est dans l'ordre des choses, peu à peu je m'effacerai.
J'ai choisi de courir à l'autre bout de la Terre, de partir à la découverte de cultures qui m'ont toujours attirées. En faisant ce choix, j'ai également décidé de m'éloigner de vous. Quand je rentrerai, vous aurez continué. Aurai-je toujours ma place auprès de vous quand je rentrerai? Je n'en sais rien. Ne l'ai-je pas déjà perdue? Je n'en sais rien. Vous manquerai-je? Je n'en sais rien. Me manquerez-vous? C'est plus que sûr. Je crois pouvoir avouer que vous m'avez permis de vivre le paroxysme du bonheur, je vous en remercie plus que de raison. À présent je n'ai qu'une requête à formuler: s'il vous plait, essayez de ne pas trop m'oublier. Vous me sauvez, je vous aime
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# Posté le mardi 28 juillet 2009 15:25

Les miettes c'est ce que tu laisse sur la table après le repas, elles partent à la poubelle, ce sont des déchets, des ordures.

Les miettes c'est ce que tu laisse sur la table après le repas, elles partent à la poubelle, ce sont des déchets, des ordures.
Tu sais autour de moi, je ne vois que des gens qui ont une histoire, qui ont une vie et qui savent en profiter, des gens qui peuvent passer des pleurs aux rires relativement vite. Ces gens sont sociables, agréables, ils ont un bon fond. Alors tu sais, lorsque je me regarde, j'ai du mal. Mon histoire est une accumulation de ratés du à mes fautes volontaires ou non. Ma vie n'est qualifiable que par sa lenteur, sa monotonie. C'en est risible, je me cache de ces rires, ils ne font que me rappeler ce que je sais déjà. J'aimerais rire plus souvent. Pousser les portes du placard dans lequel je m'enferme. Mais j'ai voulu me faire oublier, et j'ai réussi. Le rire n'est pas à la portée d'un souvenir. Je vis avec une jambe ferrée au passé, l'autre frôlant le présent, et je suis incapable de me projeter ne serait-ce que de trois minutes dans le futur. L'inutilité est est un sentiment désespérant, il te séquestre, il te réduit en miettes, et franchement, qui voudrait de miettes, de déchets.
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# Posté le mercredi 25 mars 2009 11:58

Modifié le mercredi 25 mars 2009 16:44

Note pour moi-même: ne jamais plus rien noter.

Note pour moi-même: ne jamais plus rien noter.
Je ne sais pas où je vais. J'avance à pas démesurés sans savoir ce qui m'attend, je me ramasse la gueule, j'ai mal, je feins l'indifférence, je continue d'avancer. À refuser d'ouvrir les yeux, je finirai aveugle. À m'évertuer à vous oubliez, je ne penserais plus à rien d'autre. Je dois pourtant garder les yeux fermés, ne pas regarder autour de moi, ne pas faire ce constat terrible. je suis une coquille vide . Je me dois de foncer, au plus vite loin de ce fait accablant, détestable. Je n'aime pas ça. C'est ma faute. Je ne m'aime pas. Je ne mérite plus mon propre respect. J'agis à l'image de ce que je suis. Je deviens détestable, je me déteste. C'est dans un trou noir que je me trouve. Ce n'est pas le bonheur que je mérite, mais le tourment. Je ne saurais me servir à bon escient du bonheur. Le tourment m'occupe. Il m'évite de faire du mal à mes proches. Si je peux au moins les préserver, c'est tout ce que je veux. Je suis dans un trou noir, ne m'approchez pas. J'ai plongé trop tôt. J'aurais voulu respirer. Tant pis, j'y ai de toute façon renoncé depuis un moment. C'était la seule alternative possible. Je hais les déceptions.

# Posté le samedi 07 mars 2009 17:35

Modifié le jeudi 12 mars 2009 18:19

I can't stand it any longer.

I can't stand it any longer.
On peut vouloir changer de vie, changer de nom, de mec, de fréquentations, de coupe de cheveux, de style, de tour de poitrine, que ça ne changera pas grand chose. Il faut se l'avouer nous passons la plupart de notre temps à dissimuler ce que nous voudrions dire, faire, ressentir, une autre partie à se convaincre que nous agissons selon notre profonde conviction, et le reste, à offrir à notre entourage l'image parfaitement réglée que nous nous sommes façonnée. Un fantastique programme que pourtant personne ne nous oblige à suivre, même si on aimerait beaucoup s'en persuader. Alors on se cherche des excuses toutes plus basses et pitoyables les unes que les autres. On se dit contraints par notre famille, nos amis, l'amour, les gosses, le chien, le repassage. Tout en sachant pertinemment que le problème ne vient que de nous. Par manque de cran, ou d'envie on se prive de nos propres vies. Et ça, il n'y a qu'à nous que l'on peut s'en prendre.

# Posté le mercredi 11 février 2009 16:15

Modifié le samedi 07 mars 2009 16:44

Je ne parle que de moi sans pour autant en avoir une quelconque estime.

Avoir quelque chose à raconter, un air simplet, un sourire crispé, des cheveux parfaits, être bien sapée, rire sur commande, rire jaune souvent. Voila les commandements de la parfaite copine, drôle sociable adorable..de loin. Je ne suis pas cette fille, je ne veux pas l'être. En attendant pour me griller les neurones, me détendre et tenter de vivre comme je l'entend, je laisse ma vie partir en vrille, ainsi seule la destinée a un quelconque pouvoir sur son cours. Alors, certes, une déception peut susciter chez moi des réactions démesurées, lancinantes et ce pour une vie entière, mais au moins rien ne saura me détourner de ce qui doit arriver. Je n'aurais plus à m'en vouloir, puisque c'est ce qui devait arriver qui arrivera et que je n'aurais absolument rien à voir avec de quelconques changements au programme de ma vie. Sur tout les plans, je me laisse dériver. Mon esprit virevolte avec une inconscience phénoménale, grisée par ce qui ce fait de pire: tout et souvent n'importe quoi. Dans les meilleurs cas, de la musique dans les oreilles m'assomme durant des heures, un écran m'aveugle et je tente souvent en vain d'y coucher mes pensées. Mon corps suivra tant qu'il le pourra, assez souvent défaillant, le laissé-aller n'est pas sa tasse de thé. L'enveloppe charnelle est agressée par les désirs, les volontés toujours plus démesurées de l'esprit. Je suis physiquement comme spirituellement fatiguée. Je ne continuerai pas longtemps comme ça, sans quoi, je risquerai de me faire bouffer par le gouffre au bord duquel je marche. Si c'est de la pitié que vous éprouvez à ce moment là, retenez vous. En ce qui me concerne, j'ai peur de ne pas savoir m'arrêter. ou même seulement de ne pas pouvoir ralentir, de ne pas pouvoir sortir de cet espèce de bulle autodestructrice. Le jour où j'aurais réussi à ne plus m'en prendre à moi, à ne plus fustiger mes sentiments, je verrais surement que je ne suis arrivée à rien, à part à me ruiner durant quelques années. Je rêve d'une pièce noire dans laquelle je ne serais pas dérangée et ou je pourrais dormir en paix, mais c'est tellement plus drôle vivre avec eux. Sans leur présence, je n'aurais plus de moyen de comparaison. Je ne penserais plus. Je ne rirai plus. Je ne serais rien.
 Je ne parle que de moi sans pour autant en avoir une quelconque estime.

# Posté le lundi 01 décembre 2008 17:27

Modifié le mardi 23 décembre 2008 16:51